Pendant des années, la pompe à chaleur à inverseur était considérée comme la pièce maîtresse d'un projet de piscine économe en énergie. Quiconque installait une pompe à chaleur avait une installation « en règle ». En 2026, ce raisonnement sera dépassé. Le marché belge des piscines a atteint sa maturité et les professionnels ne se limitent plus aujourd'hui à la seule source de chaleur. L'efficacité énergétique ne repose plus sur un seul appareil, mais sur l'interaction entre l'hydraulique, la commande, le stockage, l'isolation et l'utilisation réelle.

Nous sommes à l'ère de l'écosystème énergétique intégré, dans lequel la piscine participe activement à la gestion énergétique globale d'une habitation, d'un complexe sportif ou d'un site récréatif. Cela nécessite une autre manière de concevoir, d'installer et d'expliquer au consommateur final.
Du choix de l'appareil à la performance du système
La pompe à chaleur restera un élément important de l'installation en 2026, mais elle ne sera plus l'élément distinctif. Ce qui fera la différence, c'est l'efficacité de fonctionnement de l'ensemble du système. Les pertes de charge dans les tuyaux, les pompes mal dimensionnées, les filtres mal adaptés ou l'absence de tampon thermique font que même les pompes à chaleur de haute qualité ont des performances médiocres. De plus en plus de professionnels de la piscine constatent que les clients deviennent plus critiques. Non seulement les particuliers, mais aussi les exploitants de campings, d'hôtels, de centres de remise en forme et de piscines publiques veulent savoir ce que leur coûte réellement une installation en termes d'utilisation. Cette question déplace le débat du choix de l'appareil vers les performances du système et le rendement à long terme.
EN 17645 comme critère objectif
Dans ce contexte, la norme européenne EN 17645 prend une importance croissante. Ce qui était autrefois principalement un cadre de référence technique deviendra en 2026 un moyen objectif de rendre la performance énergétique compréhensible. La norme permet de classer les piscines en fonction de leur efficacité énergétique, indépendamment des affirmations subjectives.
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Pour les constructeurs et installateurs de piscines, la norme EN 17645 devient ainsi un outil permettant de rendre la qualité tangible. Comparable à un label EPC dans le secteur de la construction résidentielle, la norme offre un cadre clair pour comparer les installations et étayer les choix. En combinaison avec le coût total de possession (TCO), cela donne un argumentaire solide : un système hydraulique bien pensé sur le plan énergétique, avec de faibles pertes de pression et un contrôle correct, est plus rapidement rentabilisé à long terme qu'une installation moins chère mais plus gourmande en énergie.
Le compteur numérique concrétise la gestion de l'énergie
Avec le déploiement à grande échelle des compteurs numériques en Flandre et l'introduction du tarif de capacité, la gestion de l'énergie n'est plus un concept abstrait. Les piscines font partie des plus gros consommateurs d'énergie d'un bâtiment ou d'un site. Les pompes de filtration, les pompes à chaleur, le traitement de l'air et le traitement de l'eau ont un impact direct sur la consommation de pointe et les coûts énergétiques. En 2026, nous verrons donc de plus en plus souvent les piscines intégrées dans le système de gestion de l'énergie (EMS) d'une maison ou d'un complexe. Grâce à un contrôle intelligent et à des solutions IoT, les installations de piscine communiquent avec les installations photovoltaïques et d'autres consommateurs. La piscine devient ainsi un élément flexible du système énergétique, au lieu d'une charge constante. Concrètement, cela signifie que l'énergie solaire excédentaire est utilisée localement. Au lieu d'être injectée dans le réseau, l'eau est temporairement chauffée ou la filtration fonctionne à un moment opportun. La piscine fait office de tampon thermique, dans lequel l'énergie est stockée pour être utilisée ultérieurement sans avoir à recourir à l'électricité coûteuse du réseau.
La récupération de chaleur comme nouvelle norme en cas d'utilisation intensive
Dans les piscines publiques et les exploitations commerciales, l'attention se porte de plus en plus sur la récupération de chaleur. Dans les installations à forte fréquentation et à cycles de rinçage fréquents, de grandes quantités d'énergie sont perdues, à moins qu'elles ne soient activement récupérées. Les échangeurs de chaleur modernes permettent d'utiliser la chaleur contenue dans l'eau de rinçage des filtres avant qu'elle ne soit évacuée. Cette technique réduit structurellement la demande énergétique et sera de plus en plus souvent intégrée de manière standard dans les projets de rénovation et de construction de campings, de centres de bien-être, d'hôtels et d'infrastructures sportives en 2026. En outre, l'intérêt pour les raccordements aux réseaux de chaleur locaux ou à la chaleur résiduelle des entreprises voisines ne cesse de croître. Ce qui était exceptionnel il y a quelques années est aujourd'hui de plus en plus souvent pris en compte dans la phase de conception des grands projets de piscines.
Un cadre plus favorable aux investissements publics
Pour les administrations locales et les exploitants publics, le cadre politique joue également un rôle important. Le décret flamand sur les piscines et les appels à projets de Sport Vlaanderen continuent de miser sur une exploitation durable. Les investissements dans l'efficacité énergétique, la récupération de chaleur et la gestion intelligente sont de plus en plus souvent éligibles à une aide. Dans certains dossiers, la subvention peut couvrir une partie importante du coût d'investissement, rendant ainsi les interventions énergétiques structurelles financièrement réalisables. Cela explique pourquoi, en 2026, les piscines publiques opteront plus rapidement pour des concepts énergétiques intégrés plutôt que pour de simples réparations techniques.
En résumé
En 2026, nous ne mettrons pas la pompe à chaleur de côté, mais nous l'intégrerons dans un ensemble plus large. L'efficacité énergétique dans les piscines ne concerne plus un seul appareil, mais l'ensemble du système : hydraulique, commande, tamponnage, récupération de chaleur et normalisation objective. Ceux qui comprennent et maîtrisent cet écosystème énergétique réalisent des piscines qui sont non seulement performantes sur le plan technique, mais aussi pérennes sur le plan économique et opérationnel.
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Au cours du salon, des connaissances et des expériences pratiques seront partagées autour des systèmes énergétiques intégrés, du contrôle intelligent, de la récupération de chaleur, de la normalisation et du coût total de possession.
PoolXpo est le seul salon professionnel dédié au secteur belge de la natation et organisé par ce dernier. Il se tient au Brabanthal à Louvain. Le salon est entièrement rendu possible grâce aux entreprises participantes. La visite est entièrement gratuite : l'accès au salon, à toutes les sessions d'information, aux collations, aux boissons et au parking est inclus.
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